LA CULTURE

Publié le par Beziers Citoyens à Gauche

LA CULTURE




Il n’y aura pas de transformation sociale sans placer les arts et la culture à leur juste place dans notre projet de société, sans qu’ils soient, comme l’information et la connaissance, des biens communs à partager. Cela suppose de garantir la liberté de création et d’expression, de développer la diffusion et la rencontre avec tous les citoyens ainsi qu’une véritable politique sociale d’accès aux arts et à la culture.




 LA VIE CULTURELLE     
  
Dans les quartiers 
Si la culture n’est pas brillante, et parfois un peu terne, il faut aller la chercher dans les endroits où on ne l’attend pas. Le rôle d’une municipalité est de la faire refleurir partout, dans des maisons de quartier, lieux d’échanges des cultures et des savoirs entre les diverses origines et les générations, lieux d’expression et de confrontation des créativités.
La fréquentation d’ateliers de création sera encouragée par la gratuité et les compétences d’un personnel adapté, en associant le plus possible les usagers à la définition des infrastructures.
 
Manifestations annuelles : 
La création et la mise en place chaque année d’une grande manifestation en dehors de l’été est possible : un festival du jeune comédien (qui a été supprimé), un festival de sculpture, un festival de musique, de théâtre, de danse, d’art de la rue …
Les idées ne manquent pas. Les acteurs sont là.
 
Nous proposerons de faire de la Feria un rendez-vous actuel et convivial. Avec tous les acteurs, nous redéfinirons le rôle et le fonctionnement de la Féria, le but étant de maintenir l’aspect festif et agréable et non pas l’immense beuverie et saoulerie qu’elle affiche à présent. Nous inviterons des artistes locaux et internationaux à renouveler cette manifestation en la positionnant comme un acte politique et surréaliste où l’identité de la ville se recrée sans cesse sans se figer dans les stigmates du conservatisme.
Notre volonté sera de donner de la vie culturelle de Béziers, non pas une image de paillettes, mais une image dynamique, créatrice, inventive, comme d’autres villes ont su le faire.



 CREATION DE LIEUX
  
La réactivation d’une salle de quartier (comme le cinéma Palace) doit être un souci de la commune.
Il sera envisagé le développement et la création, sur la base d’une friche industrielle, d’un lieu d’exposition de création artistique ou de grande exposition moderne ou contemporaine digne d’une ville de 70 000 habitants (l’Espace Riquet exigu et inadapté est introuvable, quasiment aucune signalétique, les musées Fabrégat et Fayet sont glacials et vétustes, le mail Chapat est inadapté et les collections du Musée du Biterrois commencent à s’essouffler).
La rénovation de l’ancien théâtre des Variétés qui pourra devenir un espace culturel vivant (petite salle de concert, lieu d’échange, salle d’exposition…) et, l’été, l’utilisation du Théâtre de Verdure du Plateau des Poètes apporteront au centre de la ville un dynamisme qui tranchera avec les manifestations quasi commerciales qui animent les Allées Paul Riquet.
 
Des aides financières et des lieux de création répartis dans la ville seront mis à la disposition des associations culturelles, tel le Ciné Club.
 
La ville utilisera son patrimoine en ouvrant des lieux pour des résidences d’artistes locaux ou étrangers (sans pour autant signer de chèque en blanc) : le Moulin de Bagnols, la Villa Antonine, le Théâtre des Franciscains… 



 LES ECOLES  
 
 
Les tentatives de  démocratisation culturelle  n’ont fait que perpétuer l’éternel système qui donne à voir l’art et non pas à le pratiquer. C’est une position qui met l’individu en dessous de l’objet artistique en le maintenant dans la situation du spectateur. Certes tout le monde n’est pas comédien, musicien, plasticien…mais il existe des moyens d’approcher l’art, le côtoyer de manière à en devenir un jour le plus solide défenseur, vivre avec, voire le pratiquer.
Là où parfois les méthodes traditionnelles d’éducation ont échoué, la pratique artistique devient la route qui fait avancer.
Les écoles bénéficieront de la gratuité des transports et des entrées pour participer aux manifestations culturelles. La ville mettra en place les moyens nécessaires – personnel et finance – pour des animations, des stages, des visites, dans et hors du territoire.
La proximité avec Barcelone et toute la culture qu’elle recèle doit devenir un point fort pour les citoyens petits et grands de Béziers.
S’il le faut, la ville prendra en charge la formation du personnel supplémentaire que nécessitera cette politique culturelle et d’ouverture en direction des scolaires.
De même, la ville encouragera et accompagnera matériellement et financièrement les professionnels qui interviendront en milieu scolaire: musique, théâtre, conte, danse, arts plastiques, auteurs écrivains, vidéo, documentaire, …



 LA GESTION 
 
 
Les programmations : 
Le métier de programmateur de spectacles vivants (théâtre, musique, danse, cirque, spectacle de rue) ne se résume pas à l’achat de produits culturels choisis sur catalogues professionnels ou dans les grandes foires culturelles pour satisfaire un grand marché du divertissement.
La programmation ne sera ni le fait du prince, ni l’élection du public. Elle sera confiée à un comité de programmation composé de membres du public, d’acteurs culturels et de citoyens-experts
La programmation de spectacles doit permettre de réelles découvertes pour le public et aussi faciliter les rencontres, l’échange artistique entre les artistes du Biterrois et des artistes d’ailleurs.
 
Les moyens : 
Les lieux et les personnels concernés seront gérés par la commune. Ils seront à la disposition des usagers.
Une concertation aura lieu avec les usagers pour un bon fonctionnement et une accessibilité horaire et hebdomadaire répondant aux attentes de tous et non pas un fonctionnement administratif.
Un comité d’artistes, de membres du public, d’acteurs culturels et de citoyens-experts de la cité sera régulièrement consulté par rapport à la gestion des affaires culturelles.
 
Le budget : 
Le budget ne peut être que revu à la hausse et réparti équitablement entre les structures, les projets, les événements, les investissements… Les subventions ne seront pas forcément fixes : elles tiendront compte des spécificités et de l’implication des associations culturelles auprès de la population.
Notre idée de la culture populaire est assez déterminée pour ne pas laisser à des entreprises privées la gestion de notre programme.
Lors de l’achat d’un spectacle le comité de programmation restera vigilant sur les salaires des comédiens : à travail égal, salaire égal et non pas des salaires proportionnels à la notoriété publicitaire.
Cette proposition, à contre courant des habitudes, pourrait être, pour l’ensemble du pays, un modèle biterrois.



Lier Béziers à d’autres centres comme Barcelone, Montpellier, Toulouse, doit permettre d’avoir accès à une culture plus vaste et cela à moindre coût. Il s’agit bien de sortir cette magnifique ville de son isolement et de son absence d’identité réelle. La culture doit redevenir une arme contre l’asservissement des esprits et non un objet de consommation onéreux et avilissant. Tout homme, toute femme a le droit à développer son esprit critique et créatif.




Collectif Unitaire d’Alternative au Libéralisme de Béziers CUALB, 30 rue Victor Hugo –Béziers   06 88 18 72 13
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