Ce que nous devons faire et que nous ne ferons pas

Publié le par Beziers Citoyens à Gauche

Tu me dis, j'oublie.
Tu m'enseignes, je me souviens.
Tu m'impliques, j'apprends.  Lien internet


CE QUE NOUS "DEVRIONS" FAIRE ET QUE NOUS NE FERONS PAS !* 
Il est manifeste que le pouvoir d’Etat nous veut tristes, désorientés et pour tout dire, à genoux.

 Comment décrypter les messages politiques des Sarkozy, Fillon, Bertrand, Royal, Hollande, Valls et cie ces derniers temps?

   Nous devrions nous contenter des miettes de quelques-uns qui se goinfrent au -dessus de nos têtes, alors que nous sommes le nombre et qu’unis, nous sommes la force.

   Nous devrions accepter la « gestion » du système capitaliste que nous proposent des « leaders » (dont je m’étonne encore qu’ils osent toujours se prétendre « de gauche ») qui ne nous offrent pas d’autre alternative qu’une forme de prostitution sur laquelle on jetterait le voile pudique de la "realpolitik".

   Nous devrions faire confiance à ces gens, qui se préoccupent beaucoup de leur image et de leurs « cotes de popularité », de leurs sondages et de leur réélection, mais qui ignorent notre légitime besoin de dignité, qui ne réfléchissent pas à notre amour-propre, qui ne se battent ni pour nos besoins matériels ni pour nos besoins immatériels.

   Nous devrions nous faire suer le burnou pour avoir une retraite à peu près décente pendant que des Forgeard et cie se cassent avec des parachutes dorés qui représentent des dizaines de milliers de SMIC , après avoir planté les entreprises et les salariés dont ils avaient la charge.

   Nous devrions aimer être enchaînés à nos bureaux, à nos machines, pour gagner des salaires à peine corrects, alors que les nantis préfèrent se la couler douce sur les Yacht de Bolloré, ou boire du champagne au Fouquet’s !

    Nous devrions, non pas seulement accepter, mais aimer notre servitude de microbes humains, alors que d’autres affichent clairement qu’ils préfèrent les vacances au soleil, les grands appartements or et j’en passe ! A eux le plaisir, à nous la nécessité.

    Nous devrions accepter que nos gosses reçoivent une moins bonne éducation que les leurs, accepter que les cerveaux de nos jeunes soient vendus à l’Oréal, à J&J, à MacDo.

   Nous devrions accepter sans ciller qu’on poursuive les « sans papiers » criminels de par la volonté de la loi, nous devrions faire nôtre le principe de la « concurrence libre et non faussée », nous devrions aimer la Star Ac et Pop Stars plus que tout, vénérer des PPDA et des Chazal immémoriaux et indéboulonnables.

   Nous devrions vouloir que les plus pauvres crèvent de faim et que les plus riches deviennent encore plus riches.

    Nous devrions marcher au pas et la boucler. Manger de la merde et en être contents. Et trouver notre absurde docilité normale et bienséante.

   Nous devrions plier, courber l’échine jusqu’à en crever, nous aplatir devant la sacro-sainte dette publique, devant les critères de Maastricht, devant la mechandisation du savoir , devant la privatisation de l’enseignement, de la santé, du transport.

   Nous devrions régler nos désirs d’enfants sur leur morale, et sur la possibilité que nous laissent nos comptes en banque, l’état de nos finances et nos journées de travail.

   Nous devrions faire le choix du « privé » plutôt que celui du "public", le choix de l’égoïsme plutôt que celui de la solidarité et de la fraternité.

   Nous devrions trouver Bush et Sarkozy merveilleux et Chavez et Castro ignobles, nous devrions préférer le pragmatisme comptable au rêve et à l’utopie, nous devrions abdiquer notre volonté souveraine pour la déposer aux pieds d’une poignée de voyous d’Etat qui se paient notre tête du matin au soir et ne tiennent jamais leurs promesses.

   Nous devrions croire que faire preuve d’intelligence et de raison, c’est d’accepter purement et simplement le capitalisme comme horizon indépassable.

   Nous devrions admettre qu’il faut « savoir arrêter une grève » et être « raisonnables ».

   Nous devrions avoir peur : peur de l’avenir, peur de Sarkozy, peur de l’Autre, peur de « tout perdre », peur de faire des erreurs, peur de faire le "mauvais choix", peur des jeunes, peur des cités et des banlieues, peur de l’amour , peur de la mort, bref, nous devrions nous laisser gouverner comme des vaches ruminantes, à coup de gourdin sur la tête.

   Ah mes amis ! Tout ce que nous devrions faire, selon eux, et que nous avons de moins en moins envie de faire.

   Tout ce que nous devrions faire et que nous ne ferons pas.

   C’est pas croyable ce que les prolétaires ont mauvais esprit ma bonne dame !

   Quand je vois ce que nous proposent les politiciens d’Etat professionnels, j’ai l’impression d’assister à une séance de bizutage : on casse le nouveau, on « l’usine » pour qu’il accepte enfin sans broncher l’ordre ancien immuable.

    J’ai l’impression que l’un comme l’autre, vraie droite et pseudo gauche, veulent avant tout nous « casser », nous broyer, démolir en nous l’Idée même que nous avons le droit de souhaiter, de rêver, d’espérer AUTRE CHOSE pour nous, pour nos proches, pour nos gamins, que ce maudit capitalisme.

     Courage ! Ca oui, il va nous en falloir du courage, la lutte sous l’ère du Maréchal Sarkozy ne fait que commencer, on va se retrouver souvent dans la rue et ailleurs, et si ce n’est pas demain, ce sera après-demain.
 
    Ne nous laissons pas intimider par leurs rodomontades, leurs flics, leurs propres peurs. Serron-nous les coudes.

    Ne pensons pas "petit" et "perso", pensons collectif et solidaire, pensons loin, pensons à nous et donc, au-delà de nous même.
 
     Réfléchissons avec Amour de l’Autre.

    Il y a une volonté morbide et détestable à l’œuvre en France depuis des années et des années, cette volonté s’appelle la Réaction, elle est au service du Capital et elle a fini par éclater au grand jour. Au moins, enfin, les masques tombent.

   Face à ce pouvoir d’Etat, face à tous ces nantis, nous sommes toutes et tous des OUVRIERS et nous devons nous organiser et nous défendre comme tels.

    Souvenons-nous de ce que disait Chevalier au 19ème siècle : « Classe laborieuse, classe dangereuse » !

    C’est NOUS qui leur faisons PEUR et pas l’inverse, depuis la nuit des temps.

    Et parmi les prolos, ceux qu’ils redoutent encore plus que les autres, ce sont les prolos communistes, car nous sommes les signes vivants du désir organisé que leur règne prenne fin.

    Parce qu’ils possèdent, ils ont bien plus à perdre que nous et parce qu’ ils sont beaucoup moins nombreux que nous, ils tremblent que cèdent leurs murs ; sans leur milice, ils sont vaincus et ils le savent.
    Assis sur son trône, le roi du monde tombera toujours de plus haut que nous !
 
     Amis, camarades, n’ayons pas peur, avançons sans crainte, PERSONNE ne sait de quoi demain sera fait, mais ce qui est sûr, c’est que ce "demain", il peut se faire sans nous et contre nous, ou AVEC NOUS ET POUR NOUS.

Salutations fraternelles et de combat

        La Louve

 * Ce texte avait déjà été publié le 20 novembre dernier et, exceptionnellement, je le remets car décidément, il me semble d'actualité!
 TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 
                                  site: http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/

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